L'Oxalis naît en 1961 dans les ateliers du
Chantier Naval Hénaff au Guilvinec — l'un des
chantiers de tradition du Pays Bigouden, qui construisait alors
une série de solides bateaux en bois pour la flottille locale (le
Chérubin, sorti en 1960, lui est antérieur de quelques
mois à peine).
Chalutier de fond, il embarque son premier patron,
Alain Le Drezen, et prend la mer depuis le port
de Lesconil où il fera ses armes pendant près de
cinquante ans. Il pratique la pêche au chalut de fond :
langoustines, merlus, baudroies, soles — les ressources nobles de
la baie de Gascogne.
En 1987, une modernisation structurelle
transforme silencieusement sa silhouette : les potences latérales
laissent place à un portique arrière, plus fonctionnel, signature
des chalutiers contemporains. Ce choix lui assure une vie longue
et productive.
Deux ports, une vie de mer
Les ports de l'Oxalis
1961 – 2009
Port de Lesconil
Plobannalec-Lesconil · Finistère 29740
Pendant près de cinquante ans, l'Oxalis prend la mer depuis ce
port langoustinier du Pays Bigouden, niché entre les rochers
plats et les eaux turquoise de la baie d'Audierne.
Vente directe de la pêche chaque matin à 10h sur le quai
Fête de la Langoustine chaque mois d'août (1,6 tonne)
Chantier Le Cœur — patrimoine naval local
GPS : 47.8047°N, 4.2122°W
2009 → aujourd'hui
Port du Guilvinec
Le Guilvinec · Finistère 29730
1er port langoustinier de Bretagne, 4e port de pêche français.
L'Oxalis y est aujourd'hui une figure incontournable — le plus
vieux chalutier encore armé du port.
Retour des chalutiers chaque jour à 16h30 (lun.–ven.)
Haliotika — Cité de la Pêche (musée interactif)
Plus de 200 jours de mer par an
GPS : 47.7986°N, 4.2819°W
Le navire
Fiche d'identité du chalutier
« L'Oxalis, le plus ancien chalutier en activité au Guilvinec
(construit en 1961), un vrai trésor maritime. »
— Ty Kerdraon, guide local du Pays Bigouden
Le Chantier Naval Hénaff, fondé au Guilvinec, a
forgé sa réputation sur la qualité de ses coques en bois. L'Oxalis
appartient à cette série de navires GV 302XXX construits dans les
années 1960, dont le Chérubin (GV 302600, 1960) est le
plus proche voisin de matricule.
La pêche au chalut de fond consiste à traîner un filet sur les
fonds marins pour capturer les espèces de fond :
langoustines, merlus, baudroies, soles, turbots.
Cette technique exigeante sollicite intensément la structure du
navire — et l'Oxalis y répond depuis 65 ans sans défaillir.
La modification de 1987 — passage aux potences
latérales vers un portique arrière — témoigne d'une adaptation
permanente aux évolutions techniques et réglementaires de la pêche
artisanale. Elle a sans doute prolongé sa vie opérationnelle de
plusieurs décennies.
Galerie
L'Oxalis en images
L'Oxalis au port du Guilvinec
Détails de coque — bois de 1961
Retour de marée, Guilvinec 16h30
Port de Lesconil — années 1970
📷 Partagez vos photographies de l'Oxalis — chaque cliché
enrichit ce patrimoine vivant.
Patrimoine maritime
Un trésor vivant du Pays Bigouden
L'Oxalis n'est pas seulement un navire de pêche : il est le témoin
vivant d'un siècle de savoir-faire maritime breton, de la
construction en bois traditionnelle à la pêche artisanale
responsable d'aujourd'hui.
🪵
Construction en bois
À une époque où le polyester n'existait pas, le Chantier Hénaff
travaillait le chêne et le pin au millimètre. L'Oxalis en est la
preuve vivante : 65 ans plus tard, sa coque en bois tient encore
la mer.
🌊
Pêche artisanale
La pêche au chalut de fond pratiquée sur l'Oxalis est le symbole
de la pêche côtière artisanale bigoudène. Langoustines, merlus,
soles — les espèces nobles des fonds marins du Finistère.
⚓
Mémoire du Guilvinec
Dans un port où des centaines de bateaux ont été détruits ou
désarmés depuis les années 1960, l'Oxalis reste l'unique témoin en
activité de cette génération. Il incarne la mémoire collective du
Guilvinec.